A partir du brief du chef de produit, Charles, designer club a dessiné les premières lignes du driver 900, destiné aux joueurs experts (handicap inférieur à 15). Un club qui se veut athlétique et élégant, dans la lignée du driver 500 dont il hérite des qualités de tolérance, mais dont la puissance et surtout le contrôle seront boostés.
C'est à ce moment du développement qu'Alexandre entre en scène. Alex, c'est notre modeleur 3D. Son job, c'est de convertir un dessin en un objet numérique en 3 dimensions. Un sculpteur des temps modernes on vous dit.
Alex est reparti de la forme du driver 500. Pour répondre au cahier des charges du chef de produit, la première étape a été de passer la tête en 10° et de réduire le volume à 440cm3, ce qui est attendu sur un club expert. Ensuite, il va appliquer les grandes lignes du dessin de Charles et notamment marquer l'emplacement des deux poids amovibles qui permettront d'ajuster la hauteur du vol de la balle.
C'est important d'y aller étape par étape. En effet, à chaque fois que l'on fait une modification sur le design, on vient également modifier les caractéristiques du driver, son centre de gravité par exemple. C'est pourquoi, Alex travaille étroitement avec Kevin, notre ingénieur club basé aux Etats-Unis (Texas).
La tolérance d'un driver peut directement être mesurée via la valeur de son moment d'inertie (M.O.I.). C'est-à-dire la résistance qu'oppose la tête à sa rotation autour de l'axe vertical. Ici, on ne veut pas un M.OI. maximal comme sur un club débutant. On définit une valeur plus basse qui va permettre aux golfeurs experts de travailler la balle et de générer des trajectoires en draw ou en fade. Kevin a cherché le niveau de tolérance idéal pour le joueur expert, qui va surtout permettre de garantir une excellente distance même sur les coups qui ne sont pas pris pleine plaque.
Il est possible d'atteindre la puissance maximale autorisée pour un driver par le R&A en travaillant sur les caractéristiques de la tête : matériaux, épaisseur de la face, position du centre de gravité, etc. Il a notamment été découvert qu'en positionnant le centre de gravité au plus proche de l'axe de symétrie de la tête (Neutral Axis), on obtenait le smash factor (vitesse de la balle / vitesse de club) le plus élevé et le spin le plus bas et c'est bien ce que l'on veut !
Imaginer son coup et le réaliser, c'est ça le kiff des joueurs experts. Pour cela, le driver 900 possède un système de poids ajustables de masse différente qui peuvent être intervertis d'avant en arrière.
Il est ainsi possible de jouer sur le vol de balle en baissant ou en augmentant l'angle de décollage et le backspin.
Le poids rouge sur l'image est en tungstène et pèse 14 grammes, le poids bleu ciel est en aluminum et pèse 4 grammes.
Kevin a également beaucoup travaillé sur le son produit par le driver 900 à l'impact. L'ennemi, ce sont les basses fréquences. En calculant la fréquence de la tête en tous points (on divise la rigidité par la masse), on a pu localiser les zones de basses fréquences et les rigidifier.
C'est le rôle des renforts en rouge sur l'image ci-contre. Ces "Ribs" chevauchent les logements des poids amovibles car ce sont des zones de faiblesse structurelle qui génèrent des basses fréquences.
En raidissant ces zones, on est en mesure de produire une très belle sonorité à l'impact, ce qui est un gage de plaisir pour tout golfeur.
A ce stade, Binny et Paul, nos ingénieurs en production sont complètement mobilisés sur le sujet du driver 900. Ils doivent analyser les choix qui ont été faits par l'équipe de conception afin de voir comment ils vont pouvoir être appliqués en production. Un vrai challenge !
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