On retrouve Félix au Portugal au lendemain du dernier tour du Big Green Egg German Challenge en Allemagne. Un tournoi qu'il conclut à une très belle 12e (-9) place, après être pourtant passé à 1 coup du cut. Il nous raconte.
J'ai tout bien fait sur ce quatrième tour. Je me suis mis près des drapeaux, j'ai rentré pas mal de putts à moins de 4 mètres, c'était cool. Je tape mon meilleur coup de la semaine sur un drapeau à 186 mètres avec un arbre dans la ligne de jeu. Je dois jouer une balle haute en draw et je me mets donné. Jouer -7 et remonter 26 places le dimanche, c'est l'une des meilleures sensations du golf en compétition.
J'ai bien démarré avec un -3 au premier tour qui me plaçait 13e. Mais c'est vrai que je fais un deuxième tour très moyen (+2) qui fait que je passe le cut à un coup près. Je démarre par 3 putts aux trous 1 et 2, je me frustre et je casse mon putter. Résultat, je dois putter avec mon sandwedge pendant 7 trous. On ne s'entraîne jamais à putter avec un wedge ! Je ne m'en sors pas si mal finalement.
Le troisième tour a été étrange. Je fais un début de partie compliqué avec un bogey pour commencer, une balle mal liée dans le bunker de green. J'enchaîne avec un par puis un bon birdie. Tout aurait pu basculer sur le par 4 du trou 4. C'est un parcours très serré avec beaucoup d'arbres qui reviennent vers le fairway. Je prends un branche sur ma mise en jeu et la balle revient dans un buisson à 50 mètres du départ. Injouable. Je drope, il me reste 350 mètres pour le green. Je tape fer 6, fer 9 et je rentre le putt. Ce très bon bogey m'a lancé pour le reste de la journée. Je fais un bon retour mais les putts ne tombent pas. J'aurais aussi bien pu jouer + 3 comme -3. C'est le golf !
J'ai fait un démarrage de saison assez moyen et puis j'ai eu une très bonne période, j'ai enchaîné 8 ou 9 semaines avec des top 10, top 20. Je suis passé très près de la victoire en Autriche. Lors du dernier tour, je rate un putt pour eagle au trou 15, qui m'aurait placé en tête. Je n'avais pas connaissance du leaderboard à ce moment-là, je pensais que j'étais plus loin. Il y avait du vent, je n'ai pas bien géré les 3 derniers trous. Je fais 3 bogeys alors que 3 pars auraient suffi pour jouer la victoire. Bref, j'ai eu du mal à digérer cette séquence car avec une victoire, c'était la montée sur le DP World Tour assurée.
Il faut réussir à passer à autre chose, à rebondir. En même temps, plus la fin de saison approche, plus on pense au classement final. Forcément, ça ajoute de la pression, c'est un paramètre en plus à gérer.
Au niveau du jeu, tout va bien. Le long jeu est bien en place, c'est le putting qui fait la différence entre un bon tournoi et un moins bon. Mon score moyen est inférieur d'1 coup par rapport à l'année dernière. Je pensais que cela suffirait pour monter sur le niveau supérieur, mais il faut aussi réussir à aligner 4 bons tours. Une première place rapporte 10 fois plus de points qu'un top 15. Le mode de calcul des points favorise les grosses performances au détriment de la régularité.
Là je viens d'arriver au Portugal pour l'Open du Portugal. C'est un parcours que j'aime bien, j'ai hâte de jouer. Ma famille est venue m'encourager, ça va me porter. Ensuite je ne vais pas jouer l'Italie car le prize money est plus important ce qui va attirer beaucoup de joueurs. Je préfère récupérer avant de partir en Chine et jouer la Suisse et peut-être la République Tchèque. La tournée en Chine est éprouvante, il faut encaisser le décalage horaire. Ensuite, les 45 meilleurs joueurs partent jouer la finale à Majorque où les points sont doublés. Les 20 premiers après Majorque montent sur le DP World Tour. Si ça ne passe pas, je jouerai les cartes PQ3 qui offrent aussi une opportunité de monter.
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