Les cartes européennes se jouent en 3 étapes (PQ1, PQ2, PQ3). Les meilleurs joueurs des PQ1 accèdent aux PQ2 puis aux PQ3 où les 25 premiers sur 156 joueurs montent avec une catégorie pleine sur le DP World Tour. J’ai pu accéder directement aux PQ3 via mon top 45 sur le Challenge Tour et c’était la première fois que je les jouais car en 2020 et 2021 cela avait été annulé à cause du covid.
Je suis arrivé sans vraiment savoir ce qui m’attendait et c’est une semaine assez spéciale. On sent la tension dans l’air car ça peut donner un bon coup de boost dans une carrière pour ceux qui veulent monter et tous les joueurs au-delà de la 117e place sur le DP World Tour passent par les PQ3 pour tenter de se maintenir.
Il y a 2 golfs, 6 tours, un cut après 4 tours. Inconsciemment, je me suis mis beaucoup de pression. J’avais l’impression d’être détendu mais au premier tour, lorsque j’ai vu que cela ne se goupillait pas comme j’avais envie, j’ai vite perdu patience par rapport à un tournoi normal. Je m’étais dit qu’il fallait faire du très bon golf pour finir dans le top 25 alors que 6 tours, si on arrive à gérer ses parties et à faire -2 ou -3 en moyenne, on finit dans le top 25. Avec le recul, pour finir dans le top 25, il ne fallait pas surjouer du tout et si j’avais su ça en début de semaine, je pense que j’aurais géré mes parties un peu différemment.
Au final, je fais un bon deuxième et quatrième tour, mais le troisième tour je joue +6, je sentais que le jeu n’était pas vraiment là et je me suis frustré trop vite. C’est dommage parce que j’ai fait beaucoup d’erreurs assez faciles à éviter et si j’avais joué dans le par, ça me laissait dans le tournoi avec une vraie chance de jouer dans le top 25.
C’était une bonne expérience, j’espère ne pas devoir les jouer l’année prochaine parce que mon objectif c’est de finir dans le top 20 mais si jamais je dois retourner aux PQ3 l’année prochaine, je serai mieux préparé.